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Des chercheurs ont découvert une protéine responsable de la formation du système nerveux

TORONTO — Une équipe de chercheurs dirigée par l’Hôpital pour enfants de Toronto (Sick Kids), l’Université de Toronto et le Cold Spring Harbor Laboratory ont découvert une protéine qui est responsable de la formation du système nerveux. Cette recherche a été rendue possible grâce à une subvention de 1,5 million $ du Programme de régénération du cerveauMC de NeuroScience Canada qui a permis à une équipe de scientifiques venant de partout au Canada et des États-Unis de travailler ensemble et d’accélérer leur recherche. Un article sur cette découverte paraît dans le numéro du 8 décembre 2005 du journal Neuron.

« Nous avons découvert que p63 est la protéine principalement responsable de la mort des cellules nerveuses lors du développement fœtal et postnatal, » a déclaré le Dr David Kaplan, rédacteur principal de l’article. Dr Kaplan est chercheur principal à la recherche au SickKids, professeur de génétique moléculaire, de génétique médicale et de microbiologie à l’Université de Toronto, et titulaire d’une chaire de recherche du Canada en cancer et neurosciences. Il est aussi co-chef d’équipe pour le projet de recherche subventionné par le Programme de régénération du cerveau de NeuroScience Canada avec Dre Freda Miller de Sick Kids. « Les protéines qui, comme p63, régulent les processus bénéfiques de la mort des cellules pendant le développement pourraient entraîner des effets indésirables plus tard en nous rendant davantage sensibles aux maladies et lésions. »

À la naissance, le système nerveux contient le double des cellules nécessaires. Le corps se défait de cet excès de cellules en éliminant celles qui se rendent aux mauvais endroits, ou qui établissent des connexions faibles ou irrégulières. Si ce processus fait défaut, le système nerveux ne peut fonctionner correctement. L’expression de la protéine p63 montre au système nerveux comment se débarrasser des cellules nerveuses inutiles. La protéine est membre de la famille des protéines suppressives de tumeurs p53 chez qui s’effectue une mutation dans plusieurs cancers humains.

Alors que p63 joue un rôle pour établir quelles cellules nerveuses doivent mourir, les chercheurs croient aussi qu’elle décide du sort des cellules lorsqu’il y a une lésion ou une maladie neurologique ou neurodégénérative comme la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson.

« La découverte de cette nouvelle protéine donne de l’espoir à des milliers de personnes atteintes de maladies neurologiques et neurodégénératives telles que la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, la maladie d’Alzheimer et la schizophrénie, de même que les lésions de la moelle épinière, » affirme l’Honorable Michael H. Wilson, président du Conseil de NeuroScience Canada, l’organisation nationale encadrant la recherche en neuroscience qui appuie ce projet dans le cadre de son Programme de régénération du cerveau. « Puisque cette protéine est responsable de la mort de cellules du système nerveux, comprendre comment nous pourrions empêcher ses fonctionnements pourraient signifier la survie de nombreux patients partout au Canada. »

Dix millions de Canadiens de tout âge seront atteints d’une maladie, trouble ou lésion du cerveau, de la moelle épinière ou du système nerveux. Il existe plus de 1000 de ces troubles et maladies. Cinquante pour cent (50 %) des Canadiens – soit environ 15 millions de personnes – verront leurs familles touchées par un trouble du cerveau. Selon une évaluation conservatrice de Santé Canada, le fardeau économique relié à ces maladies atteint 14 % du fardeau total de la maladie, soit 22,7 milliards $ annuellement. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, si l’on tient compte de l’invalidité, le fardeau atteint alors 38 % ou plus. Malgré l’ampleur de la situation, la recherche canadienne en neuroscience souffre d’une terrible insuffisance de fonds ne recevant que 100 millions $ en subventions d’exploitation par année.

Les équipes se préparent pour la prochaine étape de la recherche qui comprend des tests pour vérifier si p63 est la protéine clé qui décide de la survie des cellules nerveuses dans les cas de lésions ou de maladies neurodégénératives. Les chercheurs identifieront alors des médicaments aptes à entraver le fonctionnement de p63 qui pourront être utilisés dans le traitement de ces maladies.

Les autres membres de l’équipe de recherche sont Dre Freda Miller, titulaire d’une chaire de recherche du Canada en neurobiologie du développement, Dr W. Bradley Jacobs, Daniel Ho et Dre Fanie Barnabe-Heider, tous de SickKids; Dr William Keyes et Dre Alea Mills de Cold Spring Harbor Laboratory à Cold Spring Harbor, New York; Dre Jasvinder Atwal et Dr Gregory Govani des anciens groupes de Dre Miller et Dr Kaplan à l’Université McGill.

Cette recherche reçoit aussi l’appui des Instituts de recherche en santé du Canada, du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, d’une bourse majeure de McGill, d’une bourse Tomlinson de McGill, du Programme des chaires de recherche du Canada et de la Fondation SickKids.

Fondé en 1988, NeuroScience Canada agit comme porte-voix et comme organisme cadre chapeautant les neurosciences au Canada. Grâce à des partenariats avec les secteurs public, privé et bénévole, NeuroScience Canada réunit les connaissances et les ressources disponibles dans ce domaine afin d’accélérer la recherche et le financement en neuroscience dans le but de maximiser les réalisations des scientifiques et chercheurs canadiens de renommée mondiale. La mission du Programme de régénération du cerveau de NeuroScience Canada est de faire progresser la recherche en neuroscience afin de développer des traitements et thérapies plus rapidement. NeuroScience Canada, ses donateurs et partenaires ont déjà investi 4,5 millions $ dans le Programme de régénération du cerveau permettant aux équipes de chercheurs de mener des travaux novateurs en réparation du cerveau. L’objectif premier du Programme de régénération du cerveau est de financer cinq équipes avec un investissement total de 8 millions $.

L'Hôpital pour enfants, affilié à l'Université de Toronto, est le principal hôpital de recherche du Canada et le plus important centre voué à l'amélioration de la santé des enfants au pays. Sa mission est de fournir des soins attentionnés et centrés sur la famille, de guider les progrès scientifiques et cliniques, et de préparer la prochaine génération de leaders en santé infantile. Pour plus de amples renseignements, veuillez visiter www.sickkids.ca.

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Pour des renseignements additionnels, communiquez avec :

Chelsea Gay,
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chelsea.gay@sickkids.ca
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Relations avec les médias
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